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Les margaillons

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La salade Juive

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Les montecaos

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La calentica

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Les oreillettes

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Les pets de nonne

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Le potajé

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Les migas

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L'anisette

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La mouna

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les gaspachos

 

 Les margaillons (Georgette et Jeannot)

Le mot Margaillon, au sens propre, signifie à l'origine le coeur de palmier  on le cueillait dans les dunes de Cap Falcon  ou dans les endroits où la terre était sablonneuse. On enlevait une sorte de paille tressé marron et on arrivait au coeur la partie comestible que l'on mangeait crû, un régal rien de comparable au niveau goût avec le coeur de palmiers en boîte. C'était très difficile à déterrer ,ma mère dans sa jeunesse, en essayant était tombée et s'était cassée le poignet 

A l'époque, pour cueillir les margaillons, nous donnions de grand coups de pieds à la base droite, gauche, devant, derrière, pour le déraciner et nous tirions de toutes nos forces le tout. Le nombre d'égratignures que nous avions, je ne te dit que çà.

 

 Les montecaos (Eric)

Et voila les montecaos "recette Suzanne" :

-250gr de saindoux
-250gr de sucre fin
-500 gr de farine
-cannelle en poudre

- mélanger et pétrir à la main le saindoux et le sucre. Ajouter la farine et pétrir encore jusqu'à obtention de la pâte qui est un peu friable.
- rouler entre ses mains des petits tas de pâte en forme de boulettes. Les mettre sur une feuille d'alu sur une plaque de four, pas trop serrés car ils "gonflent" à la cuisson.

Four électrique : 180 degrés pendant 20mn environ (il faut surveiller selon le four) : dès qu'ils commencent à dorer, ils sont cuits. On peut les retirer un peu blancs pour qu'ils soient plus moelleux.
Les saupoudrer de cannelle au sortir du four.

Y a plus qu'à attendre que ça refroidisse pour se régaler !

 

(Complément de Georgette)

Si tu permet je rajoute 2 petites précisions en toute modestie (souvenir...,souvenir....)  ma mère mettait les mantecaos 5 minutes à four plus chaud au début pour créer ces espèces de petites fissures qui sont sur les mantécaos, ensuite à 180 et 5 minutes avant la fin elle mettait  la cannelle pour qu'elle chauffe un peu ça lui donne plus de goût (ne pas la laisser brûler). Dans presque tous les gâteaux secs de ce type, elle mettait un zest de citron cela permet de mieux les digérer. Ma mère me disait qu'il se conservait bien dans une boite en fer ou aluminium ça je ne peux pas le confirmer parce que chaque fois que j'en fais ils n'ont même pas le temps de refroidir.
 

(Variante de maman)

- 500 gr de farine type 55

- 1/4 de litre d'huile d'arachide

- 200 gr de sucre en poudre

- 1 zeste de citron ou un sachet de sucre vanillé

 

 La calentica (Georgette)

En règle générale, la calentica était vendue soit sur un morceau de l' écho d'Oran ( on n'attrapait jamais de virus à l'époque on devait être vachement costaud, quand je pense qu'avant le barrage de Beniibadel....? je buvais de l'eau douce vendue par un marchand ambulant, sortie d'une outre, dans une sorte de taste-vin où tout le monde buvait........)  soit dans un morceau de pain .
250gr; de farine de pois chiches mélangée à 1 litre d'eau, battre avec un fouet .faire reposer une nuit moins si vous êtes pressés. ajouter 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive mais vous pouvez aussi le faire avec une autre huile salez et poivrez
Chauffez le four au maximum. Battez à nouveau ,mettez dans un plat au four (26 X 18 X 4) faites cuire 20 minutes à forte température en surveillant le dessus du plat, la surface doit rester molle presque liquide comme une crème renversée.
Elle se mange tiède . Pour ce qui la préfère épicée, il vaut mieux mettre à leur disposition de l'harissa en poudre
 

 Les Oreillettes (Georgette)

5 oeufs moyens ou 4 gros

2 paquets de sucre vanillé

400g. de farine

1 paquet de levure alsacienne

1 verre d’huile

1cuillerée a soupe de rhum

1 cuillerée de fleur d’oranger (facultatif)

Mélanger les œufs battus et sucre ajouter huile rhum puis intégrer la farine avec la levure

pâte souple fariner le plan de travail, étaler la pâte de façon très fine avec un rouleau à pâtisserie, découper des lamelles d’environ 3 cm de largeur.

Dans une friteuse ou une sauteuse mettre un bon litre d’huile avec l’écorce d’une orange non traitée. Cela parfume l’huile et la chaleur est à point quand l’huile commence à grésiller. Quand vous mettez les découpes de pâte, étirez les délicatement ou repassez le rouleau car la pâte se resserre en reposant. Les retourner pour dorer les 2 côtés, égoutter sur du sopalin et saupoudrer avec du sucre glace.

 

 Les Pets de nonne (Georgette)

Un verre de table de lait

60g. de beurre

125g. de farine

pincée de sel

3 cuillerées à soupe de sucre semoule

3 œufs

lait + sucre + beurre dans casserole sur feu doux. Dès la première ébullition mettre la farine tout d’un coup en tournant vivement jusqu’à ce que la pâte se détache. Retirer du feu et ajouter les œufs entiers un par un laisser reposer 2 heures.

Dans la friture chaude (voir oreillette) faites tomber la pâte avec 2 cuillères à café. faire dorer des 2 cotés.

 Baisser la friture pour qu’elle ne devienne pas bouillante sinon les pets de nonne ne gonfleraient plus.

 

 Le potajé

- un jambon frais
- 1kg de plate-de-cote de porc
- 1kg de morcillas (petits boudins à l'oignon attachés)
- 1 morceau de petit salé
- 6 carottes
- 3 navets
- 2 tomates mures
- 150g de pois chiches (trempés la veille)
- 150g de haricots blancs (trempés la veille)
- 1 paquet de blettes
- 1 gros oignon
- 1 gros morceau de courge (potiron)
- 4 pommes de terre
- 2 cuillerées à soupe d'huile
- 3 poignées de coquillettes ou de riz
- sel poivre
- 1 cuillerée à soupe de poivre rouge doux(paprika)
 - mettre à cuire les pois chiches et haricots à la cocotte minute 30mn
- couper les navets et les carottes en petits morceaux
- couper les blancs de blettes(cardon)en 2 ou 3 morceaux
- couper le potiron en gros morceaux
- couper les pommes de terre en quartiers
- dans un grand récipient,faire revenir l'oignon émincé pendant 5mn
- ajouter les tomates pelées,épépinées et coupées en petits morceaux
- verser3 litres d'eau et y mettre le jambonneau frais,la plate-cote et le lard
- ajouter les carottes, navets, cardons et blettes
- laisser cuire encore une heure toujours à petit bouillon,à couvert
- mettre les boudins(veiller à ce qu'ils soient bien attachés aux deux bouts,sinon les ficeler aux extrémités)
- mettre 3 poignées de coquillettes ou de riz et laisser cuire 30mn
 

 Les migas

pour 5/6 personnes
quelques sardines salées (3 à 6 si on est gourmand),
avec 1 kg de semoule de grain moyen, 1/2 litre d'eau, 6/7 gousses d'ail,
environ 200g de lardons,
200g de charcuteries (longanisse, ou autre) 
2 poivrons
du sel et du poivre
 
Nettoyer les sardines.
Dans une poêle, faire revenir les lardons, la charcuterie, les sardines salées. Mettre de coté, à couvert. Dans la même poêle, mettre l'ail, l'eau avec le sel et un peu de poivre (selon les goûts).Chauffer l'eau jusqu'a ce qu'elle boue et verser la semoule. Il faut la tourner pendant 1h (!) avec une cuillère en bois (c'est écrit comme ça dans la recette de ma mère) jusqu'à ce que les grains de semoule ne soient plus collés et se détachent bien. Mettre les sardines et la charcuterie dessus pour réchauffer. Faire attention que ça colle pas.

Je me rappelle aussi que des fois, mon grand père la faisait encore plus simplement : que de la semoule accompagnée de sardine salées. C'était tellement bon ...

Les migas de base

Dans une grande poêle faire roussir beaucoup de gousses d'ail (suivant les goûts de 6 à 20) puis ajoutez de l'eau jusqu'à l'ébullition. Puis versez la semoule (500 g pour 4 ou 5 personnes, gros grain).

Ensuite c'est là le plus dur, il faut travailler cette semoule en la laissant légèrement accrocher (cela donne du goût) mais pas trop pour ne pas qu'elle brûle, jusqu'à ce qu'elle se détache toute seule de la cuillère.

 

 L'anisette

Voici la recette de l'anisette comme elle se fabriquait en Algérie avant que ce ne soit interdit.

- 1/2 litre d'eau mélangée à 1/2 d'alcool pur à 90°
- Ajouter ensuite 1 cuillérée à café d'extrait d'anis
- Ajouter 1 sucre
- Délayer et c'est bon.
- Attention de ne pas  mettre plus d'extrait afin que le litre reste limpide.
 

 La Mouna (ou Mona)

1 kg de farine + 300g +.. pour fariner
60g de levure de boulanger
anis vert
Le levain (mettre une poignée d'anis vert dans un verre de table d'eau chaude laisser macérer, passer) dans ce mélange tiède, délayer la levure de boulanger et mélanger 300g de farine
Laisser reposer couvert d'un torchon  loin des courants d'air
350 g de sucre semoule
6 gros oeufs
250g de beurre fondu
1 zest de citron
Jus et zest de 2 oranges
1 c à soupe de rhum
1 c à café de fleur d'oranger

Dans un grand récipient verser la farine, faire un puits, mettre tous les ingrédients Rabattre la farine de l'extérieur vers l'intérieur. En dernier intégrer le levain qui doit avoir doublé de volume.

Mettre dans une assiette un peu de farine et soulever cette pâte collante en la laissant retomber dans le fond du récipient (petite, je trouvais que ma mère se compliquait bien, pourquoi n'écrasait- elle pas avec sa main sur la table comme pour les tartes ?) mais je ne posais pas de question consciente du privilège que j'avais de pouvoir être au milieu des femmes dans la cuisine. Il faut beaucoup travailler cette pâte puis la laisser  reposer couverte dans un endroit chaud. A kébir on la couvrait avec les caleçons longs des hommes et couverture encore par-dessus. Je précise pour Jeannot que les caleçons étaient propres. Le lendemain on travaillait encore un peu la pâte et on mettait en boules dorés avec le jaune d'ouf avec des ciseaux on coupait en croix la partie pointue de la boule. On mettait par-dessus du sucre concassé (dans un torchon, mettre des morceaux de sucre, plier le torchon et taper dessus avec un pilon de mortier ou marteau ou autre, pas
trop fort il ne faut pas réduire en sucre semoule)

Je précise pour ceux qui ne connaissent pas, que des mounas plus petites, cuites avec un oeuf enfoncé sur la pointe, étaient données aux petits ;

Cuisson :   A l'époque on les mettait sur des tôles que l'on portait à la boulangerie, ouverte l'après midi pour l'occasion. Les femmes bavardaient en attendant la fin de la cuisson

De nos jours : Four pas forcément préchauffé 6 (175 chaleur tournante) selon vos fours, environ 35'. Je pique toujours avec un fer à brochette pour voir si c'est cuit. Je les cuis par 2 grosses ou 3 petites.

Pendant tout ce temps, sur la terrasse de ma tante Marinette de Louis à côté de l'église,les cousins, frères,amis préparaient la bilotcha mais ça on en a déjà parlé

J'espère que vous avez revu les gestes, senti les odeurs, revu les couleurs, entendu les cris des enfants et la tchatche des mamans

Avec toute mon amitié Georgette

 

 Les Gaspachos

VOICI LA RECETTE DES GASPACHOS A LA "CARMELETTA" :

INGREDIENTS pour + ou - 8 PERSONNES :

VIANDES : LAPIN/POULET/ PORC OU AUTRE SI VOUS LE SOUHAITEZ
2 GRANDES BOUTEILLES DE COULIS DE TOMATE
7 OIGNONS - POIVRE ET SEL
1 KG DE FARINE

FAIRE 2 GALETTES PLATES DE PATE EN UTILISANT 1 KG DE FARINE, DE L'EAU ET UNE PINCEE DE SEL
PIQUER LES GALETTES AVEC UNE FOURCHETTE PUIS LES FAIRE CUIRE AU FOUR
UNE FOIS CUITES LES CASSER EN PETITS MORCEAUX

FAIRE REVENIR LA VIANDE, L'OIGNON ET LA TOMATE
AJOUTER DE L'EAU AFIN DE RECOUVRIR LA VIANDE
UNE FOIS LA VIANDE CUITE - INCORPORER LES MORCEAUX DE GALETTE ET LAISSER CUIRE AFIN D'OBTENIR UNE PATE + OU - (AL DENTE) SELON LES GOUTS.

UTILISER UNE GRANDE POELE COMME POUR FAIRE UNE PAELLA

VOILA BON COURAGE A TOUTES LES CUISINIERES ET BON APPETIT A TOUS.

VALERIE