Briqueteries

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Mers-el-Kébir a été (très tôt) une place importante pour les briqueteries

Merci à Kader pour son aide précieuse dans la réalisation de cette page

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Localisation 

Histoire

Les briquetiers

Le métier

Aujourd'hui

La briqueterie SABO

La briqueterie Ivanès - Bisch

Saga des Ivanez / Ivanes de Mers-el-Kébir

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Localisation

 

Sur cette photo manque la briqueterie Palma qui se situe face au cimetière

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Histoire

Mers-el-Kébir a toujours eu de nombreuses briqueteries. Cela s'explique par la présence d'une sol très argileux autour du village.

Les briquetiers

Dans ces tableaux seront cités  les noms de familles de personne qui, à un moment de leur vie, ont pratiqué ce métier. (à compléter)

A Adsuar Alcaraz Anton Ascencio Attard
B Ballester Bautista Belem de Beltra Beltran
Bonmati
C Calleja Campos Candela Carreres Chulia
Combet Conesa Corcione Cordone
D De la Cruz / Cruz Dublano
E Esquembre Esteve      
           
F Fernandez Ferrandez Ferrandis Font
G Galiana Garcia Gau Getten Gilabert
Gomez Gomis Gonzales Guerra Guilabert
H Herna        
           
I Idro Irles Ivanes Ivars
       
J Julia
K          
           
L Llorens        
M Manchon Manzanares Martinez Mas Mira
Miralles Molina Montoya Morant Mulet
N Nicolas
O Ortiz        
           
P Palomba Paya Perez Perles Piedecausa
Pomares Prador
Q Quessada        
           
R Reyes Rodriguez Rossi Ruiz
S Sanchez Santa Maria Santoularia Segarra Soler
T Thomas        
           
U Vera Vicedo Vicente Vidal
V
W
X
Y
Z

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Le métier

On trouve dans les briqueteries de très nombreux métiers :

- la direction et le personnel administratif

- des gens d'atelier pour la conception et l'entretien des machines

- des contremaîtres aux différents stades de la production

- des ouvriers à l'extraction de l'argile (carrières)

- des ouvriers affectés au fours

- des ouvriers de surface, pour ranger les produits et charger les camions

- des gardiens (de nuit)

- certains de ces employés étaient polyvalents ou avaient évolué dans ces métiers

 

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Aujourd'hui

La Briqueterie Tuilerie Andréoli se trouvait sur les hauteurs du plateau Saint Georges ,elle a été complètement rasée,le propriétaire Mr Andréoli l' a exploité jusqu' en 68 ensuite il est rentré en France plus exactement à Châteauroux,pour continuer son métier de briquetier, beaucoup d' ouvriers l' ont suivi. Celle où je travaille c' est celle qu' on appelait  "PALMA" nom du propriétaire qui avait la maison dans le haut de la Rue du Sud. (Kader)

Briqueterie Andréoli   -  Photo de Francis Gérard (Merci)

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La briqueterie SABO qui bordait la route vers Oran et dont l'entrée était sur la route du stade a été rasée en début 2007. Il y sera érigé un établissement scolaire ainsi que des habitations pour les enseignants.

Métiers Commerces Briqueteries Briqueterie SABO Peche Sardineries
 

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Briqueterie IVANES - BISCH 

Société IVANES – BISCH

 

Située à Mers-el-Kébir (Oran), l’usine de la société Ivanès-Bisch et Cie, briqueterie, a été ébauchée en 1868 par M. Ivanès Sebastian , né en 1844 à Altea.

Ce vaillant travailleur commença à fabriquer des briques peines façonnées à la main à l’aide d’instruments très primitifs, tels que « malaxeur » à bras d’homme ou mulet, puisant l’eau nécessaire à la fabrication à l’aide d’un baquet trainé par un âne. A cette époque, l’usine, si on peut donner cette appellation à ce que c’était, ne mesurait que 200 mètres carrés de superficie.

Avec l’aide de ses trois fils, MM. Ivanès Michel, Ivanès Sébastien et Ivanès Isidore, et quelques ouvriers, 14 ou 15, il aplanit ce terrain qui n’était qu’une montagne où ne poussaient que des palmiers nains.

Il construisit un four dit « marocain », cuisson au bois qu’il fallait ramasser dans la montagne en face, plus tard, la cuisson se fit au charbon. Ce four était d’une contenance de 40 000 briques représentant 75 tonnes environ par quinzaine, soit en l’année, 1500 tonnes environ.

En 1920, après la guerre, ses fils cités plus haut, continuèrent l’œuvre de leur père. Nivelant encore un peu plus ce terrain montagneux, ils agrandirent l’usine qui atteint alors 15 000 mètres carrés. Le tonnage produit annuellement était alors d’environ 4000  tonnes, par suite de l’apport de machines plus perfectionnées en ce temps.

En 1924, M. Ivanes Michel vendit ses parts à M. Bisch René. Et ce fut en Société à noms collectifs : MM. Ivanès Sébastien , Ivanès Isidore et Bisch René que cette œuvre continua.

Des fours 122 compartiments y furent construits suivant le système « Hoffman », cuisant au poussier de charbon. Une cheminée devait parachever cette nouvelle installation avec trois grands hangars attenants. Le tonnage monta alors à 6000 tonnes annuellement. (Toute sortes et genres de briques ).

Décapant encore un restant de cette montagne vers le sud-Ouest ? ils finirent par avoir un emplacement d’environ 40 000 mètres carrés. ET alors les ouvriers étaient au nombre de 44, pour atteindre 52 en 1946 et 60 en 1954-1955.

En 1945, MM. Ivanès Sébastien, Ivanès Isidore et Bisch René moururent. Dès lors, l es héritiers réunis formèrent la société SARL sous la gérance de MM. Ferrara Michel, gendre de M. Ivanès Sébastien,  Pallares André,  gendre de M. Bisch et Sagalas Aristide, gendre de M . Ivanès Isidore. Repr ésentant les consorts.

M. Ferrara Michel étant Directeur Gérant de la Société.

Tonnage produit à partir de 1953 : 9000 tonnes par an.

Les ouvriers, pour la plupart, sont des musulmans. Ceux-ci dont les plus jeunes en service ont de 12 à 15 ans, ont toujours manifesté leur respect et dévouement envers les employeurs. Plusieurs générations s’y sont succédés de père en fils.

Tous ont leur petite maison construite sur la propriété et sans bourse délier. Chacun s’y sent heureux.

 

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Saga des IVANEZ / IVANES de Mers-el-Kébir  

 

Origine du nom

La toute première personne que j’ai retrouvée en Espagne avec ce nom c’est  sous la forme Ivañez . Il s’agit de la naissance en 1544 à Monforte del Cid de Guisabel  Ivañez.

Toutes les naissances de cette époque  sont soit avec l’orthographe  Ivañez soit Ibañez. C’est est donc bien la forme avec EZ à la fin qui est à l’origine de ce nom qui a été transformé ensuite. La différence entre les deux n’est qu’une question de prononciation puisque le V se dit B en espagnol.

J’ai même trouvé des enfants d’un même couple avec les deux orthographes. Parfois ce nom commence aussi par un Y.

Cela peut donc donner : IBANES – IBANEZ – IVANES – IVANEZ – YBANES – YBANEZ – YVANES ou YVANEZ

A Mers-el-Kébir, de nombreuses  naissances entre 1868 et 1889 sont enregistrées avec un S à la fin.

Parfois le ñ est remplacé par gn qui correspond à sa prononciation. (exemple : Ivagnez)

 

Histoire des familles de Mers-el-Kébir

G1 Le plus lointain retrouvé est Nofre Ivañez né entre 1510 et 1520 à Monforte del Cid. Epouse ignorée.

G2. Un de ses fils Philippe né entre 1540 et 1555 épouse Isabel ARACIL en 1573 à Monforte

G3. Leur fils Juan né en 1577 à Monforte, épouse Serafina PUJALTE en 1610 à Monforte

G4. Leur fils Geronimo Joseph Buenaventura né en 1615 à Monforte épouse Maria SUCH.

G5. Leur fils Jusepe Jaime Thomas né en 1645 à Altea, épouse Angelica Veronica GARCIA

G6. Leur fils Jaume Geroni né en 1681 à Altea épouse Jusepha Maria Melchora BERENGUER

G7. Leur fils Jaime Jusep né en 1716 à Altea épouse Feliciana Ana PERALS en 1740 à Altea

G8. Geroni Jaume Bonaventura né en 1742 à Altea épouse Rosa Maria Francisca BELLIDO en 1766 à Altea

G9. Leur fils Sebastian né en 1788 à Altea épouse Josefa SILVESTRE en 1808 à Altea

G10. Leur fils Geronimo né en 1822 à Altea épouse Ana Maria RIPOLL en 1843 à Altea.

C’est le couple qui a quité l’Espagne. Geronimo est tuilier.

 Ils ont un premier fils Sebastian en 1844 à Altea puis un second fils Joseph en 1846 à Mers-el-Kébir.

Geronimo décède le 22 novembre 1847 à Oran, Ana Maria Ripoll le 4 novembre 1850 à Oran aussi.

G11.

Joseph va se marier en 1869 à Saint-Denis-du-Sig où il s’établit comme cultivateur avec son épouse Lorenza Zaragoza. Ils auront 9 enfants. Ces enfants se marieront à Saint-Denis-du-Sig.

Sebastian se marie lui à MeK en 1867 avec Margarita Antonia PASTOR.

C’est lui qui va créer la briqueterie Ivanes au-dessus du stade.

Le couple a 9 enfants mais 3 décèdent très jeunes.

-          L’ainé Joseph né en  1870 se marie et s’installe à Ain-el-Turck en 1897

-          Maria née en 1877 épouse Charles Gourmand puis Léon Fiteer

-          Pauline née en 1889 épouse Antoine Cabrera

-          3 garçons, Michel 1874, Sébastien 1880 et Isidore 1883 reprendront la suite de leur père à la briqueterie.

-          Michel épouse Philomena LOPEZ en 1900 à MeK

-          Sébastien épouse Ramona MULET en 1909 à MeK

-          Isidore épouse Tomasa CARVAJAL en 1910 à MeK,

o   leur fils Sébastien né en 1911 épouse Marie GIMENEZ , ils tiendront une épicerie à la Joconde.