
- En écoutant à nouveau la chanson d'ALAIN "OMAR le porteur d’eau" il m’est revenu à l’esprit des images du passé. Je devais avoir cinq ou six ans et à l’époque l’eau distribuée au robinet à Mers El Kébir comme dans la région oranaise était de l’eau saumâtre qui ne pouvait servir qu’à la lessive et à la toilette à la rigueur à la cuisine. C’est la raison pour laquelle des « Moussa » sillonnaient les rues du village pour proposer une eau douce dont la saveur était exceptionnelle par comparaison avec l’eau distribuée (surtout d‘après les adultes pour l‘anisette). Cette eau douce provenait d’une source où avec mes cousins Dédé Mario et Jean Claude PIRO je suis allé quelques fois comme beaucoup d’autres remplir des bonbonnes . (Cette famille PIRO habitait à l’époque à droite de la route qui montait au stade mais au cours du débarquement des Américains leur maison a été bombardée et détruite avec celle du Pharmacien BARTHELEMI. C’est à cette époque et pour quelque temps qu’ils ont occupé la maison de Françou. Donc avec mes cousins nous remontions la rue du stade et l’on se dirigeait vers la ferme SOLER après quelques 15 minutes de marche il y avait en contrebas du chemin trois ou quatre arbres qui abritaient la précieuse source. Il y avait toujours une longue file d’attente constituée par les récipients qui étaient le garant de l’ordre de passage pour le remplissage de la précieuse eau . Je ne sais pas ce qu’est devenue cette source car lorsque bien plus tard l’eau douce est arrivée dans nos robinets plus grand monde a continué à aller recueillir son eau . C’est bien sûr tout à fait normal mais aujourd’hui en y repensant je trouve que cette corvée ne manquait pas de charme. (Jacky)
- Le soir de Noël on tapait dans la sambomba (phonétique) une boîte de conserve (catcharo) avec une sorte de peau très tendue dessus et un morceau de bois ou fer que l'on agitait dedans pour faire du bruit. (Georgette)
(Alice et Lucien)
- Le jour de Pâques,on jetait par les fenêtres des vieilles assiettes,
tasses..; objets en porcelaine ou plâtre quelque chose sans valeur pour faire du
bruit. Au même moment les sirènes des bateaux retentissaient. (Georgette)
M O I !!
Je me souviens que j'allais avec mon grand père et il me mettais à chaque fois
la chanson de SALVADOR... zorro est arrivé
éh éh !! sans s'presser éh éh.......cet appereil se trouvais à droite en
rentrant dans ce bar !!!!
Punaise... quel vieux et bon souvenir !!!! (Alain)
Il y a bien eu un scopitone dans le bar de Robinat au fond à droite mais il a été le deuxième de Mers-El-Kébir. Le premier étant celui du Bar des Sports. Dans ce bar il y a eu 2 flippers, un juke-box (pendant une période en même temps que le scopitone) et la télévision. Il y avait un juke-box également au bar des Cols bleus (le dernier avant les lavoirs) et dans celui qui était tenu par Nonce, mitoyen au bar des amis (voir Georgette). Nonce a pris la suite du bar Robinat. (Jeannot)
A propos de pastèques; vous souvenez vous des pastèque qu'on
mangeait le soir, en faisant le boulevard en été. On se les achetait là où il
ont construit la pêcherie, chez l'arabe, qu'il en avait une montagne et qui
s'éclairait avec une lampe à acétylène. Et pour ne pas sortir du sujet, à
la baraque foraine de Monsieur Perez, quand il y avait la fête au village, pour
attirer le monde, il organisait pour les enfants un concours à celui qui
mangeait le plus vite une tranche de pastèque. On mangeait, on buvait et on se
lavait la figure, tout çà pour gagner un bol ou une tasse. Et son copain qui
chantait en play-back : O spaghetti, O brave spaghetti, les bombes, les canons,
les fusils, pour l'monde entier c'est oun péril.......... Quand spaghetti partit
en guerre, il avait la frousse au derrière.......... (c'était un chanson qui
nous faisait bien rire). (Jeannot)
André Pietravalle m'a raconté par téléphone trois histoires de chose étranges (et parfois marrantes) qui se passaient à Kébir.
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Antoine Burle, quel fameux dessinateur. Je me souviens de l'air stupéfait de monsieur Roméo en voyant le travail fait par Antoine Burle. Il s'agissait de décorer une assiette sur le thême de la mer. La consigne était de dessiner des poissons et des coquillages sue le bord de l'assiette et sur le fond. Mais ce travail n'était pas à la mesure du talent d'Antoine qui avait un sacré coup de crayon. Il avait dessiné une assiette remplie de poissons; d'oursins. De ces poissons que l'on trouvait à Kébir. La rascasse était d'une fraîcheur, si je puis dire qu' elle semblait à peine sortie de l'eau. La bonite, avait des reflets argentés comme si elle était encore mouillée.
Et les oursins ! les aiguilles étaient d’un réalisme saisissant. C'était aussi bien fait que les tableaux que l'on voyait exposés chez le coiffeur Abad.. A tel point que monsieur Roméo n'avait pas résisté à montrer le dessin à tous les instituteurs et au maire. J'espère qu'Antoine n'aura pas perdu la main et peut être verrons-nous sur l'écran quelques unes de ses oeuvres. Oswaldo
Jeannot était plus jeune et il nous arrivait de jouer ensemble quand nous faisions des "jeux groupés" c'est à dire plusieurs quartiers réunis. Je rappelle qu'il y avait des groupes constitués dans chaque quartier a savoir : Le Plateau Saint Michel, le quartier de l'Eglise, de la Maison Assanté, du Marché, de La Marine, Le Stade, Roseville, Sainte Clotilde, le Vieux Port et corrigez moi si j'en oublie. Quelques fois, même dans certains quartiers, il y avait des "sous groupes".
Quand c'était le moment de la Saint Jean et des fouguéras, il y avait une compétition entre les quartiers pour savoir qui faisait le plus grand feu.
Quand nous allions jouer au football au "stade de la Scheider", c'était souvent un quartier contre l'autre. Même à l'école, nous allions au stade de la Marsa pour faire des activités physique, nous faisions des matches entre élèves de quartiers différents (ou avec des alliances entre quartiers). Tout cela était très amical mais n'excluait pas la compétition.
Autre concours, celui de "sculptures de fango" (terre glaise pour les non-initiés). La matière première nous était fournie par la colline surtout après une bonne pluie. Nous faisions de figurines pour nous amuser ensuite : des cow-boys, des chevaux, des maisons, des revolvers, et d'autres objets plus utiles comme vases. Quelques fois des filles nous demandaient de leur faire des assiettes, des casseroles et des couverts pour qu'elles puissent jouer à la dînette. C'est vrai que c'était une autre époque. Quand on s'ennuyait, on trouvait toujours quelque chose a faire sans aller casser ou brûler des voitures comme maintenant. Il n'y a pas si longtemps, j'avais entendu à la radio des "jeunes" pris en flagrant délit de brûler des voitures : Pourquoi avez vous brûlé les voitures ? Réponse : On s'ennuyait, on ne savait pas quoi faire alors on a brûlé des voitures.
Enfin, il faut bien que jeunesse se passe.
Mais, revenons à NOTRE époque, celle que les moins de 20 ans ...(non, çà c'est la chanson). Nous avions au Nord, la mer pour se baigner, au sud le coyao et les montagnes pour se changer l'air des poumons et pour se faire des batailles rangées à coup de stacs (lance pierres toujours pour les non-initiés). Batailles qui s'arrêtaient dès le premier "blessé" et qui se terminaient par un festin de margaillons (çà, vous savez ce que c'est, depuis le temps que vous nous lisez, vous avez dû faire votre lexique). Jeannot
La crèche de "Libarette" ... était ... en bas à droite quand on était de dos à l'église (là, il y était en plein). En fait, c'était un local situé juste sous le presbytère où nous allions nous faire garder par "Mademoiselle Libarette" (orthographe non garanti). Je crois même qu'il y avait deux locaux situés de part et d'autre de la porte d'entrée du presbytère, lequel se trouvait au premier étage. Un escalier assez raide y donnait accès. Nous nous retrouvions également de temps en temps chez "Mademoiselle Libarette" qui habitait au fond de la cour à gauche, dans la même maison où habitait Mimi Irlès, fille de Michel "Alatcha" et Lucie (Jojo, demande à Mimi l'orthographe exact, elle doit s'en souvenir). C'était dans la rue de l'Eglise, juste en face de chez Etienne Lizzana et Michel Scotto d'Ardino. Nous nous amusions dans la cour mais en silence parce que l'après midi, les voisins faisaient la sieste. Jeannot
Je me rappelle du marchand de glace ambulant,
dont j'ai oublié le nom mais le souvenir d'un parfum de glace le rappellera peut
être à l'un d'entre nous. Nous l'avons tous connu, qui montait jusqu'au douar
avec sa "glacière" qu'il portait comme une hotte de vigneron sur le dos.
Il transportait avec sa glacière une petite boite de la taille d'un pot à lait,
rempli d'eau, dans laquelle il trempait sa spatule et son "moule " à
glace après chaque usage. Ce moule à glace muni d'un curseur qui servait à
calibrer l'épaisseur de la glace. Une gaufrette au fond du moule, puis
l'épaisseur de glace qu'il allait "gratter" dans la glacière avec sa spatule, et
la dernière gaufre au dessus. Cela ressemblait à une "cassate". J'imagine
maintenant ce que devait être l'eau au bout d'une heure passée au soleil.
Personne ne se souciait de traquer la salmonelle, ou de contrôler la température
de la glace, qui devait être à peine solide quand le vendeur arrivait à la
hauteur du boulodrome..
la Joconde, je me rappelle qu'avant qu'il y ai le
remblai, la plage de sable arrivait pratiquement sous les maisons et nous
donnais l'occasion de jouer au lézard allongé au soleil,mais nous avant on ne
s'allongeait pas pour bronzer car on y était naturellement toute l'année. Je me
souviens que l'été il y avait une dame de Kébir et son fils dont j'ai oublié le
nom, qui vendait des frites qu'ils nous livraient
enveloppées dans un cornet de journal, avec ces odeurs la plage avait toujours
un air de fête. (Raymond)
A propos de la salle paroissiale :le curé ROCHE nous passait des films de KID KARSON et on criait pour qu il aille plus vite sur son cheval à la poursuite des voleurs ou autres. On gagnait sa place au cinéma en allant à la messe le jeudi matin. Les religieuses nous donnaient des sous en carton et on avait le droit d entrer. Avec cette argent cartonné on achetait des jouets ou autres ( je ne m en souviens plus) un jour défini lors d une exposition chez les religieuses. (Violette)

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Ce soir je suis un peu nostalgique,
et je repense à ma jeunesse sur la corniche, que de bons moments j'ai pu y
passer,entre la mer et la montagne et d'un coup une image me revient: qui se
souviens du marchand ambulant qui vendait une sorte de bonbon qu'il transportait
moulé sur une épaisseur d'environ 20cm autour d'un manche à balai. Pour un ou
deux centimes il en découpait un morceau avec un vieux canif, c'était à la tète
du client, mais hum comme c'était bon. (Raymond)
Ce Monsieur criait "allaouite" allaouite",
c'était blanc, dur et ressemblait à de la pâte à mâcher !!!!!!! Etait-ce le nom
du bonbon ou le sien ?????? (Maryse)
Ce que vendait ce marchand je pense que c'était des BARQUILLOS (Michel)
Moi je me souviens d un bonhomme qui passait dans les rues avec un instrument dans ses mains qu il manipulait en faisant le son de TRAC A TRAC. Il mettait entre 2 gaufrettes une pâte ou de la glace (Violette)
La maison du légionnaire
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