
Pendant de très nombreuses années, toutes les communautés d'Algérie ont vécu ENSEMBLES et particulièrement à Mers-el-Kébir
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Les communautés en présence
Légendes et réalités
Anecdotes et témoignages
Je suis Algérien, habitant en Algérie, et cela depuis toujours. Ma famille était très pauvre; mon père vendait du "coke", qu'il ramassait lui même, dans les décombres des usines de Mers El Kébir; il le transportait par le moyen d'une charrette tirée par un âne. Vers l'âge de 3 ans, mon père m'inscrit en "maternelle" du village européen, c'était en 1953-1954. J'étais mal vêtu, je ne cessais de pleurer en classe; La maîtresse m'accueillait avec un verre de thé, je me calmais enfin. Je ne connaissais pas un seul mot de la langue française. Mes parents étaient analphabètes. Je suis ému quand je visite votre site, il est bien fait. Malgré les affres de la guerre, les souffrances endurées des deux côtés par les pieds-noirs et les Algériens, je garde de très bons souvenirs des pieds-noirs, parce que, j'étais petit. J'ai vécu à Mers El Kébir de 1950 à 1959. C'est un miracle que j'ai pu apprendre votre langue, car, ma famille, mes parents et moi vivions dans la misère. Nous habitions le village nègre ("Sardina". Djilali
Votre intérêt pour cette période de votre vie 1950-1962, que
nous ressentons tout les deux, vous et moi, avec une émotion certaine, traduit
votre sensibilité extraordinaire envers l'histoire, dont le vécu historique
familial, les liens affectifs très forts qui vous attachent à votre famille et à
votre pays natal, l'Algérie, et que nous partageons vous et moi, ainsi que
votre famille. Je vous remercie très sincèrement. A travers votre très belle
langue : le Français, je ressens encore davantage et plus clairement, vos
sentiments et vos rêves, si je puis dire, pour toute cette époque de notre
enfance qui nous réunit à travers l'Histoire récente de cette bourgade, notre
berceau, inoubliable, et qui nous habite pour toujours! Djilali