A Mers-el-Kébir, les lieux étaient souvent repérés par rapport aux commerces et il n'était pas rare d'entendre : Il habite entre l'épicerie "machin" et le bar "truc". Vous trouverez ci-après :
Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à reconstituer ces listes (et en particulier Etiennette)
Les bars et cafés
Fin du 19è siècle (1886 - 1897) :
Castagnetto - Carreres - Jaumes - Schiano - Beltra - Burle - Debois - Esposito - Ivanes - Jorgente - Lanaro - Lopez - Mas - Negrotto - Nicolaï - Onetto - Pascuito - Paya - Quessada - Rodier - Scotto d'Ardino - Lorenzo - Chambon - Guinard - Pichoud - Soler - Lacrux - Selva - Costagliola - Vicenzo - Garitte - Ruiz - Bomati - Serrano - Moulet
Début du 20è siècle (1926 - 1933) :
Ivanes - Scotto d'Ardino - Romany - Defoly - Perez - Soriano - Garguilo - Lubrano - Mongrenier - Benarouch - Robinat - Martinez - Mas - Garcia - Belmonte - Gonzalves - Riccio - Sanchez - Proto - Caux - Pavia
Milieu du 20è siècle (1950 - 1962) :
Bar Baptiste (Scotto d'Ardino) - Bar de la Mairie (Mongrenier-Pugliese) - Bar Pierrot (Pierre Lubrano) - Bar Jeannot - Bar Riccio - Bar des Amis - Bar des Sports - Bar Duwelz - Bar Perez (Schiano) - Bar Robinat - Bar des Cols Bleus - Bar Scotto Pierre - Bar Napoli - Bar Pecqeux (ex Bastien) - Bar Schiano - Bar de Gros ou Mas - Nonce - Lubrano - Marizo - Café Maure (Benyamina) -
Les épiceries
Cacciutolo - Ivanes '"Toneta" - Pascuito - Schiano - Botella - Pastor - Nahon - Arnau - Costagliola - Bibas Eliaoui
Costagliola ("Caca") - "La Tchata" - Quessada - Riccio - Ruiz - Scotto Lomassesse - Soriano - Fiorentino - Scotto d'Ardino - Ivanes - Mas- Abad
Salette - Antionette Laga - Marie Scotto ("Bellaja") - Maria Palma - Soler épouse Cuadrado - Marie Salmeron ("Salmerona") - Gilabert - Saïd - Ruocco Angèle épouse Hamonou - Lucie Macia -
Selon André Pietravalle, la première épicerie de Kébir a été ouverte peu avant 1900 par Mme Veuve Soriano Frasncisca (Frascita) née Perez. Les anciens racontent que tous les jours à midi, elle servait gratuitement une assiette de soupe aux pauvres du village. Et même certains mendiants d'Oran y venait. La soupe se prenait assis à même le sol en terre battue. De plus il était courant à cette époque de se servir à crédit et les personnes les plus nécessiteuses n'arrivaient pas toujours à rembourser. Alors Frascita effaçait les ardoises et repartait de zéro. On disait que Frascita était une sainte !
Les boulangeries
Capello - Pradina - Massuchetti - Marzullo - Mazella - Algarra - Gaglione - Desjardrin - Onetto - Abad
Petite anecdote, en 2005, il y a toujours un boulanger à l'emplacement d'Auguste Onetto et celui-ci a conservé les étagères avec les grosses lettres A O.
Les boucheries
Andreo - Ascencio - Marsal - Abad - Garcia - Attard - Gallardo - Drey - Kouider
Les coiffeurs
Charles Boti - Ernest Conte - Navarro - Juan Abad - Fernandez - Martinez - François Corral (Sauveur Riccio auparavant) - François Ramirez - Boulanger (dames) - Sauveur Gimenez - Jules Rodriguez - Bentamina
Au club de plongée de Marignane, un soir, nous faisions une "sardinade".
Apéritif, entrées variées, sardines, merguez, chipolatas grillées, , salade, fromage, dessert, café et vin à volonté. Bon appétit. Mais ce n'est pas là l'anecdote même si le menu vous convient.
Ce soir là, les sardines étaient particulièrement cuites à point (comme je les aime). Bien grillées sur le dessus - mais juste les écailles - et moelleuses à l'intérieur.
Un jeune du club à qui je faisais la remarque : - la cuisson est parfaite, d'habitude elles sont un peu trop sèches mais là, elles sont à point. - me répond : Ah ! quand c'est un Pieds-Noirs qui les fait cuire, elles ne peuvent être que bonnes.
- Ah ! et qui est ce Pieds-noirs ?
Il me répond : Moi, je ne suis pas né en Algérie mais je suis fils de Pieds-Noirs.
- Bien, et d'où sont tes parents ?
- D'un petit village près d'Oran : Mers el-Kébir.
Je devine votre étonnement et vous devinez que j'ai eu des picotements depuis les reins jusqu'aux cervicales en une fraction de seconde.
Je lui dit : mais je suis de Mers el-Kébir.
- Tu as du connaître mes parents, mon père était coiffeur.
Et là, je réalise : ce jeune homme s'appelle Jean-François Corral et, comme je savais qu'il était né au Havre, jamais au grand jamais je n'avais fait le rapprochement - je ne savais pas qu'il était Pieds-Noirs.
- Corral, le coiffeur ? ! François Corral ? Mais bien sûr que je l'ai connu il avait son salon de coiffure à 50m de chez moi.
Ses yeux se sont mouillés.
- C'est mon père que je n'ai jamais connu. Nous étions en Normandie, ma mère était enceinte de moi quand mon père est décédé. Parle moi de mon père.
Là, nous étions deux à avoir les yeux mouillés.
Je lui ai pris sa main et l'ai posée sur ma tête.
- Tiens, touche ma tête, ton père l'a touchée également puisqu'il m'a coupé les cheveux quand j'étais jeune.
Et bien sûr, je lui ai raconté le village pendant toute la soirée et je lui ai donné le nom du site pour qu'il aille voir les photos de Mers el-Kébir.
Jeannot
Les cordonniers / botiers
Intartaglia - Ferrandet - Schiano - Pietravalle Felice - Moralles Paquito -
Selon son petit fils, Felice Pietravalle travaillait pour le compte de Maître Gir, rue de Lodi, dans le quartier de la Marine à Oran. A Kébir il n'y avait pas de bottier et on était obligé de se rendre à Oran à pieds car il n'y avait pas de chemin carrossable. Alors les Kébiriens ont insisté pour que Felice s'installe au village, ,il lui ont même présenté Marie Louise Curci qui est devenu son épouse. Il s'estvintallé vers 1884 d'abord rue des Andalouses en face de l'église puis rue Poincaré dans le quartier Saint Michel.
A cette époque seuls les militaires , les gendarmes, les douaniers et quelques notables portaient des chaussures. La majorité des gens allaient pieds nus ou étaient chaussés d'espadrilles.
Les entrepreneurs de travaux publics
Piéguet - Petit Ferdinand - Picon - Ruffié - Scotto - Lidon Charles - Lubrano Lavadera - Ferrara Antoine - Ferrara J - Collonge F - Ivanes J - Corcione N - Heintz J - Pietravalle S - Lopez
Les hôtels / restaurants
Castagnetto - Jaumes - Cacciuttolo Vincent - Dubois - Guinard - Regis - Falcucci - Larmichaud - Freynet - Coppey Ch - Minguez - Suarez - Robinat
"Le restaurant de la Marine avait été créé par
l'administration de la Base maritime de Mers-el-Kébir . La gérance était privée mais la base
maritime était propriétaire des locaux.
Tout le personnel civil qui travaillait sur la base prenait donc le repas de
midi dans ce restaurant un peu comme dans une cantine d'entreprise. Ce
restaurant a fonctionné bien après l'indépendance de l'Algérie puisque la base
de Mers-el-Kébir était restée française. Ce personnel au retour du
restaurant s'arrêtait souvent au bar le Napoli pour y prendre un café. L'entrée
de la base se trouvait presque en face de chez moi. Le bar Napoli était géré par
Mazzella."
Il s'agit bien sûr de la droguerie COVES, on y trouvait de tout. ... et Abad
nous connaissions comme tous (les Kébiriens) cette droguerie,de plus nous habitions au-dessus de la boulangerie Onetto et lorsque je passais devant la petite vitrine à droite de l'entrée tenant notre fils aîné par la main celui-ci montait sur la petite marche et ne voulait plus partir car en exposition votre oncle mettait des voitures miniatures "NOREV" et il fallait à chaque fois qu'il y avait un nouveau modèle,le lui acheter. En 1962 il a ramené ces voitures dans une valisette qu'il n'a lâchée durant le voyage que pour manger. Il les a toujours car il en est collectionneur. Si votre oncle est toujours parmi vous ,vous pourrez lui dire que les voitures vendues au petit Palacio-Galvan sont toujours comme neuves dans une vitrine mais pas celle de COVES. Alice et Lucien
Agriculteurs et viticulteurs
Andreo - Capello - Carrerès - Castagnetto - Galvez - Gérard Jérôme-Jules - Intertaglia - Jaumes - Mariani - Mathias - Negrotto - Pieguet - Pradina - Roques - Ruffié - André - Arnaut - Bonifay - Boozo - Cabanel Joseph - Cabrol A - Cariven Paul - Collet Victor - David - Delahay Edouard - Dolombi Joseph - Dubois (comtesse) - Estruc - Garcia José - Getten Félix - Lledo Auguste - Margail Joseph - Martin François - Martiny - Maurel - Pastor Mathéo - Paya - Petit Ferdinand - Pons Antoine - Régina César - Ribes François - Rossi Victor - Saunier Marius - Tomasini Paul - Ivanes Seb. - Andreoli Isidore - Gachet - Lesonneur - Navarro - Prodolliet Louuis - Struck - Jouane - Giraud Hippolyte - Finet - Fouque Laurent
Métiers, Commerces et Industries divers
Afficheur public : Margail
Alfa : Pons Ramon
Armateur : Ruiz Gaspard
Assurance : Petit Ferdinand
Bonbons : Joséphine Spavone épouse Scotto (di Vettimo "Geromina") - Gimenez ("Riteta") - (Lire anecdotes)
Charbon et agglomérés : Gardet Henri - Lisana
Charron Forgeron : Lidon Charles - Lopez H
Cinéma : Collangeon
Constructions navales : Mulet - Scotto di Porfirio (Batchicha)
Crèmerie : Péralta
Espadrilles : Gimenez ("Pépito") - Ascencio -
Ferblantier : Dabesse - Gimenez J
Géomètre : Antona Joseph - Antona Pierre - Antona Auguste - Antonie César
Laine : voir Merceries
Laiteries : Petite Marie (Garcia) - Manuela Ruiz ("Tabacco")
Maçon : Corcionne
Menuisiers : Lopez - Munos - Costagliola - Piola - Lombarelo - Calatayud
Merceries : Madeleine Scotto d'Ardino - Marie Scotto D'appolonia ("La Pollonie" - Mme Josee - Mme Cheminot - Mme Dupré
Pâtes alimentaires : Capello - Quille
Pâtisseries : Martinez
Peintre : Ferrara
Pétrole : Sempere V - Laudrin - Morales
Poisson : Clémentine - Jacques Garguilo - Migliore
Porteur d'eau : Beltra - Gimenez (Tocca)
Sardineries : Thurin - Blondel - Cabanel - Delory - Honnorat
Sardines en boîtes : Cabanel - Delory
Tabac, cigarettes : Raphaëla Schiano di Lombo ("Falette")
Tabacs et poudres : Piola
Vins en gros : Combet - Pascuito
Vermicellier en gros : Ruis Antoine - Quilles
Vulcanisateur : Algarra - Pepico
je t'envoie en pièce jointe une photo du Bar Baptiste (mes parents) mitoyen de la Confiserie Scotto. Des anecdotes ne me viennent pas à l'esprit mais je me rappelle bien les comptoirs vitrés et recouverts de baguettes de fer pour protéger les vitres sous lesquelles il y avait de nombreux compartiments avec des différents bonbons. Je me souviens avoir acheté des bonbons avec des pièces de 25 cts trouées (celles qui nous servaient à faire des "pitchac" avec des volants en papier plié en accordéon et découpé) et des pièces de 10 sous (1/2 cts). Le gros rush était le dimanche après la grand messe. Tous se précipitaient soit dans la pâtisserie Martinez (également mitoyenne du Bar Baptiste) soit dans la confiserie de la Géromina pour manger LE gâteau du dimanche : éclair, mille feuilles, religieuse, russe, téta dé vacca, chausson, etc. qui se trouvaient dans l'armoire vitrée en rentrant à gauche. Les pêcheurs et autres venaient acheter les gâteaux pour le dessert du repas dominical parce qu'à l'époque, les gâteaux étaient un luxe qui marquait le dimanche. Tout comme nous avions nos vêtements de la semaine, pour l'école et/ou pour jouer et les vêtements du dimanche. Plus tard, quand nous étions ados, nous nous mettions sur notre 31 déjà à partir du samedi soir pour "faire le boulevard". (Jeannot)
Jeannot a donné un aperçu fidèle du magasin des "Géromina". Les gâteaux dans une vitrine contre le mur de face à gauche en entrant. A droite de la vitrine une porte avec un rideau menant dans l'arrière boutique. A droite de cette porte, de face contre un mur il y avait un présentoir vertical avec des étagères sur lesquelles je crois mais je n'en suis plus sûr, Jeannot le dira, il y avait les cigarettes. Devant ce présentoir un autre présentoir, mais horizontal, un peu comme ceux que l'on voit chez les bijoutiers, avec une vitrine portée par des pieds comme une table, et dont la porte vitrée se lève. Je ne sais si je suis clair dans la description. C'était celle que je préférais car elle contenait les bonbons, chocolats etc. Et il y avait aussi un petit espace devant le présentoir vitré à gauche, avec quatre ou cinq chaises, qui faisait de ce magasin un lieu de convivialité, une sorte de salon où l'on "cause", toujours plein de femmes en train de discuter. Ma mère y passait beaucoup de temps pendant que mon père prenait des apéritifs dans d'autres lieux conviviaux comme le café Baptiste ou le café des sports qui se trouvaient de part et d'autre de la confiserie. (Oswaldo)
il y avait tant de
marchands ambulants à l' époque que presque tout se vendait dans la rue,même les
journeaux. Actuellem
C' est surtout du marchand de tchoumbos dont nous
avons de fameux souvenirs; Le grand-père de Francis "Lavarès" proposait un prix
pour en manger jusqu'à avoir la "panse" bien remplie.....
Le marchand de "trousseau" s'appelait Mr Robert. Il venait d'Oran avec deux énormes valises. Il devait très certainement après avoir arpenté les rues du village ,apprécier le retour avec son chargement en moins..... mais ses poches garnies. Il fallait marchander pour faire baisser le prix. C'était la coutume!!!! (Alice)
Commerces par quartier et/ou par rue
Rue principale (Général de Gaulle) de gauche à droite vu du kiosque de la Sotac
| Fruits et légumes | Escalier | Passage privé | Passage privé | Passage privé | ||||||||||||||||||||
| Poissonnerie | Epicerie Ivanes et Pietravalle | Boulangerie Abad | Restaurant Robinat | Bar Robinat | Salle Robinat | Coiffeur Corral | Quincaillerie Coves | Bar Pierrot (Pierre Lubrano) | Boulangerie Auguste Onetto | Mercerie Madeleine Scotto d'Ardino | Epicerie Cuadrado Costagliola | Bar des Sports | Epicerie Marie Scotto Bellaja | Confiserie Scotto Geromina | Bar Baptiste | Patisserie Martinez | Librairie Abad | Coiffeur Abad | Pharmacie Barthelemy | Bar Perez |
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