Avant 1830

Accueil Avant 1830 Après 1830 Juillet 1940

Dès la nuit des temps, le site de Mers-el-Kébir a été un abri naturel recherché par les premiers hommes de l'ère néolithique qui vivaient des fruits de la mer.

Puis ce furent les Phéniciens qui s'y établirent, intéressés par la plage de halage et surtout par la colline du Santon qui permettait de surveiller la mer très loin.

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Texte écrit en 1734 par son Excellence Don José Valléjo, Commandant Général espagnol.

C'est un mémoire sur l'état et la valeur des Places d'Oran et de Mers-el-Kébir traduit et annoté par Jean Cazenave paru en 1925 dans la "Revue Africaine".

Mers-el-Kébir,

Cette place est construite sur le cap ou promontoire qui forme le Grand Port (en arabe Mersa-el-Kébir) ; elle  a l’aspect d’un rectangle long et étroit ; ses murs, de maçonnerie et d’une hauteur suffisante, reposent sur le rocher ; du côté de la terre existent des défenses régulières, des fortifications extérieures et des fossés creusés dans le roc vif.

A l’intérieur, on ne trouve pour ainsi dire pas de bâtisse pouvant servir de caserne à la troupe ; de sorte que la garnison actuelle, qui ne comprend qu’un bataillon, vit presque toute entière sous la tente, exposée aux intempéries des saisons et décime par les maladies ; les officiers ne sont pas plus favorisés que les soldats.

A l’ouest s ‘élève, à moins d’un tir de pistolet de son chemin couvert, la montagne dite du Saint 5el Santo) qui domine complètement son enceinte. Pour la protéger, lorsqu’on construisit cette forteresse, on la dota d’un grand nombre de retranchements, dont la plus grande partie aujourd’hui tombent ou menacent de tomber en ruine.

Ses murailles, aussi bien celles des fortifications que celles de l’enceinte principale, sont presque totalement dépourvues de parapets, ainsi que l’estacade (du mot espagnol estaca = pieu) est une défense faite de grosses et longues pièces  de bois reliées ensemble), la banquette (partie du rempart située immédiatement derrière le parapet d’où les soldats tirent) manque à son chemin couvert. Les remparts, sur plusieurs points, et les angles extérieurs ne sont pas assez protégés. L’artillerie comprend 27 canons de bronze et de fer ; il faudrait encore 13 autres bouches à feu. Les murailles, comme toutes les fortifications d’Oran, sont mal construites ; elles ont l’avantage de reposer sur le roc et d’être revêtues de maçonnerie sur toute la partie qui se trouve au dessus du cordon (Terme de fortification qui sert à désigner  les grosses pierres en forme de cordon qui ceignent le murailles de places fortes).

Mers-el-Kébir ne possède d’autre eau que celle des citernes, suffisante d’ailleurs pour une garnison ordinaire.